Mon travail s’inscrit avant tout dans une exploration sensible et intime de la nature et de la lumière. Il ne s’agit pas de représenter fidèlement le réel, mais de capter l’émotion, la vibration invisible qui anime le monde.
À travers la peinture, je cherche à révéler ce frémissement délicat, ce silence vivant, cette présence fugace que l’on perçoit davantage avec l’âme qu’avec les yeux.
L’Islande, avec ses paysages d’une puissance brute et d’une fragilité bouleversante, à la fois nature rude et délicate, incarne une solitude profonde qui se transforme en présence intérieure. Dans mes peintures à l’huile, médium lent et profond, je me fais l’écho de cette dualité, superposant couches et mémoires pour donner forme à cette lumière suspendue, à ce silence vibrant qui habite ces paysages.
À l’opposé de cette lenteur méditative, la peinture acrylique m’ouvre à une expression plus immédiate, plus dynamique . À travers l’étude de l’architecture contemporaine, notamment celle de l’Harpa à Reykjavik, je capte le jeu subtil des reflets, des lumières mouvantes sur cette structure de verre. C’est là que la nature et la modernité dialoguent, que l’eau, le vent et la lumière se font matière fugace et vibrante. L’acrylique devient alors le médium idéal pour saisir cette énergie éphémère, ce souffle vivant.
Enfin, la peinture à l’encaustique m’offre une expérience tactile et mystérieuse. La cire chauffée, avec ses transparences délicates et ses textures profondes, fige le geste tout en le faisant vibrer. Ce médium incarne pour moi la mémoire immédiate du corps et du paysage, un langage où se mêlent visible et invisible, présence et silence.
En conjuguant ces médiums et ces univers, mon travail invite le spectateur à s’immerger dans une expérience sensible, un voyage intérieur, une rencontre intime avec les forces subtiles qui animent à la fois le monde naturel et construit.